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Mise à distance des personnes étrangères des guichets des préfectures : rapport de la La Cimade

À guichets fermés

Depuis 2012, et à un rythme accru depuis deux ans, les préfectures demandent aux personnes étrangères de prendre rendez-vous par internet afin d’accomplir leurs démarches de demande ou de renouvellement de titre de séjour. Cette dématérialisation, souvent sans possibilité alternative, prive de nombreuses personnes étrangères précaires de l’accès au service public. La demande de titre de séjour est pourtant une obligation.

C’est ce que constate La Cimade partout où le « tout-dématérialisé » est adopté : des personnes se retrouvent dans l’incapacité de faire seules leurs démarches, faute d’accès à internet, de familiarité avec cet outil, de possession d’une adresse email et du matériel nécessaire pour imprimer la convocation.

De plus, dans de nombreux cas, le service connaît des blocages majeurs empêchant toute prise de rendez-vous. Les personnes souhaitant déposer une demande de titre de séjour ou le renouveler n’en ont donc pas la possibilité.

Chiffres à l’appui, La Cimade dénonce la mise à distance des personnes étrangères du service public, considérées comme des usagers de seconde zone.

Pour aller plus loin lire le rapport de La Cimade À guichets fermés, mars 2016.

Mouvement « Zéro personnes à la rue ! »

A l’appel de personnes en exil qui cherchent à faire valoir leur droit à l’hébergement, le mouvement « Zéro personne à la rue ! » est né d’un rassemblement d’individu.e.s, de collectifs et de groupes ayant des sensibilités, parcours et moyens d’actions différents et complémentaires.
Un rendez-vous est fixé tous les lundi à 14h place de la Liberté à Brest, pour se rencontrer et organiser des actions de solidarité.

Les objectifs sont :

  • Venir en aide, soutenir toute personne sans logement décent et pérenne, d’ou qu’ille vienne et quel que soit sa situation administrative.
  • Mettre un terme aux dysfonctionnements et à l’immobilisme de l’État et des collectivités locales.
  • Agir pour que les droits de chacun-e-s soient respectés et appliqués
  • Que cessent toutes formes de discriminations !

Déterminé-e-s, à Brest comme ailleurs, Zéro personne à la rue !

article publié sur Brest.mediaslibres.org

Occupation du conseil municipal par des demandeur-euse-s d’asile et leurs soutiens

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Jeudi 10 mars : Occupation du conseil municipal par des demandeur-euse-s d’asile et leurs soutiens

17h : des personnes migrantes en galère, des personne solidaires et le collectif CASSS-paPIERs sont au Conseil municipal pour réclamer une prise de parole.

Les militant.e.s et les personnes migrantes souhaitent une réponse immédiate de la mairie pour loger les demandeurs d’asile, ainsi que les élu.e.s se positionnent sur la situation des personnes migrantes actuellement en galère à Brest, ce qu’ils et elles refusent pour le moment

Article à lire sur Brest.mediaslibres.org

A Brest aussi les droits humains ne sont pas respectés …

arton291-3b3d7Ici c’est Brest … et ici aussi il y des êtres humains dont les droits ne sont pas respectés.

Depuis plusieurs mois ils dorment dans la rue, on continue à se voiler la face ?
Ici et maintenant, ce sont plus d’une vingtaine de personnes en exil qui cherchent à faire valoir leurs droits à l’hébergement.

Qui doit faire quoi ?

Coallia

Coallia est une association nationale habilitée par l’État à organiser l’accueil et l’hébergement des demandeurs d’asile. Ils dispose actuellement d’au moins 15 logements vacants qu’ils se refusent à mettre à disposition de demandeurs d’asiles qu’elle sait à la rue, lorsque ces personnes se rendent à l’OFII (Office Français de l’Intégration et de l’Immigration), comme le leur demande Coallia pour faire valoir leur droit au logement, on les informes qu’ils sont officiellement hébergées par Coallia, ce qui est faux … Par ailleurs lorsque des possibilités de logements sont proposés à Coallia, cette dernière ne prend pas la peine de transmettre l’information aux personnes concernées.

La mairie

Le maire a le pouvoir de réquisitionner des logements vides au sein de sa commune (6000 à Brest), il a aussi l’obligation de s’occuper des personnes en détresse. Ici il les fait expulser des l’hôtel de ville par les forces de l’ordre, aucune rencontre possible …

La préfecture

L’État représenté à Brest par la sous préfecture, a selon différents textes de lois nationaux comme internationaux, l’obligation de fournir un logement à toute personne en détresse.
Que répond le sous-préfet ? Il se tient à un discours de surface déshumanisé et discriminant, méprisant les personnes et leur situation en clôturant par « Vous n’avez pas le droit de rester en France, vous devez rester chez vous ».

Pour ces personnes, cela fait 9 mois que ça dure, les institutions se renvoient la balle, le cercle est vicieux, la boucle est bouclée.
Hier mardi 8 mars, nous avons occupé la fac et restons déterminés à agir contre cette inertie généralisée, nous ne lâcherons pas la pression, tant qu’il n’y aura pas de solution.

A Brest comme ailleurs : zéro personnes à la rue !

Article publié sur sur Brest.mediaslibres.org